
Jacky Berger
sous le ciel de Blue Lady
Blue Lady, plus de vingt-cinq ans après sa création, continue à vivre avec autant d’émotions. Le solo mythique, recréé et ovationné en septembre 2008 à la Biennale de Lyon, est dansé par Jacky Berger pour la saison 2010.11 à Roubaix. Pour ce dernier, issu de l’Ecole du CCN, danseur au Ballet du Nord, puis au sein de la compagnie Carolyn Carlson, interpréter
Blue Lady est une « forme d’accomplissement». Carolyn Carlson et lui se sont rencontrés artistiquement en reconnaissant en l’autre cet instinct sacré qui font des improvisations des moments de grâce. « Elle et moi fonctionnons sur le feeling. On essaie de trouver ce qui est juste. » Pour elle, il est doué d’une intuition incroyable. Pour lui, elle a réveillé sa sensibilité, elle lui a permis d’aller plus loin dans son expressivité, elle l’a aidé à s’investir plus dans ce qu’il pense. Quant au style Carlson, il se l’est approprié au fur et à mesure des quatre années pendant lesquels ils ont appris à se connaître : « beaucoup de bras, des alternances de rythmes très forts, et surtout avoir une présence tout le temps, être dans la tension du moment. »
Etre créatif, c'est être naturelAvec
Blue Lady, ce solo sortie de l’âme et de la chair de Carolyn Carlson, elle désire que « nous racontions notre histoire avec la sienne ». Les paysages intérieurs des danseurs se font écho. Pour cela, l’appropriation de la pièce se fait à chaque répétition, chaque représentation. Ses passages préférés : la valse de la
Blue Lady dans laquelle il peut projeter ses histoires d’amour et la femme en noir qui expulse ses colères. Pour Jacky Berger,
Blue Lady est une immense responsabilité. « C’est Carlson, c’est sa vie. Il faut être juste dans l’interprétation. » Cette approche résonne chez le danseur pour qui « être créatif, c’est être naturel, être normal, ne pas ajouter de superflu. »
Le ballon de Blue LadyL’instant des saluts est intense. Il est émouvant. « C’est une pièce qui se mérite ». La Carlson avait quarante ans quand elle a créé la pièce. Jacky Berger en a aujourd’hui trente-sept. Une période où « l’on commence à réaliser, à mettre du poids par rapport à ce que représente les choses ».
Blue Lady semble marquer une étape de vie : « je suis fière d’avoir fait cette pièce là, mon premier solo. Je ne sais pas ce que je peux faire d’autres après ». Peut-être se laisser emporter par le ballon de
Blue Lady vers de nouveaux cieux ?
Standing ovation à la Biennale de Lyon
Blue Lady a été ovationné par le public lors de sa présentation en première mondiale à la Biennale de Lyon. Dansé en alternance avec Jacky Berger, il entame désormais une grande tournée.
Arte était présent juste avant la première, à la Biennale de Lyon. Pour retrouver ces moments intenses en images, cliquez ici.
Création 1983
Teatro La Fenice, Venise
Recréation 2008
Biennale de la Danse de Lyon
Chorégraphie
Carolyn Carlson
Interprétation
Tero Saarinen en alternance avec Jacky Berger
Musique originale
René Aubry
Scénographie originale
Frédéric Robert
Lumières / recréation
Peter Vos
Lumières originales
John Davis ; Claude Naville
Costumes / recréation
Chrystel Zingiro
Montage archives
Baptiste Evrard
Crédits archives
Claude Lê-Anh (photos), André Labarthe (film), Charles Picq (film)
Assistant artistique
Henri Mayet
Avec la collaboration artistique et technique de
Larrio Ekson, Gilles Nicolas, Fifi, Robert Pereira et Alain Normand
Production
Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas de Calais
Coproduction
Biennale de la Danse de Lyon, Le Colisée - Théâtre de Roubaix
Avec la collaboration
du Fresnoy, de l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson et de la Tero Saarinen Company.
En partenariat avec
France 3 Nord - Pas de Calais - Picardie
premiere
7 Septembre 2008 à Lyon