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Yoshi Omori
Yoshi Omori est né à Yamanashi, au Japon en 1962. Il est diplômé de droit de l'université Meijigakuin à Tokyo en 1983. Son arrivée en France en 1986 marque ses débuts de photographe. Son œuvre photographique est régulièrement présentée dans les galeries parisiennes : « Sana'a, Ombre et lumière » à la Librairie Joussaume et « Toscana, Toscana » au Restaurant Il Valone en 1994, « Tintas » à la Librairie Joussaume, en 1999, « Mouvance » à la Galerie Traverse en 2000, « Corps&Graphie » à l'Atelier Ouvert et « Hommage à Leo Ferré » L'Olympia en 2002, ou encore « Tigers in the tea house, Carolyn Carlson » à la Cartoucherie, en 2004. Sélectionné pour le Mois Bis de la photographie avec son exposition « Tintas », il participe à l'Olympiade de la photographie organisé par Leica. Il collabore également à la publication de livres : Prospective Book 05 (Prospectivebook), Le Cahier du Dernier Voyage (Edition Les Anges Hédonistes), Les Cris du Corps (Editions Alternatives), Idoménée N°1 (Edition d'art)... Ses rencontres avec Carolyn Carlson et Pina Bausch lui permettent d'approfondir ses recherches : il aime jouer sur les transparences et la nuance dans le noir et blanc, il modifie les atmosphères et inonde le papier de rais de lumière. Cette étude du mouvement relie Yoshi Omori à Etienne-Jules Marey, le précurseur de la chronophotographie, l'ancêtre du cinéma. Les photos réalisées avec le «photo fusil» aboutirent à des séries magnifiques sur le vol ininterrompu des mouettes. Les chorégraphies captées par Yoshi Omori parlent elles aussi d'envol. Mais quand, en 1888, Etienne-Jules Marey devait relever le défi de réussir dix images par secondes, Yoshi Omori accomplit la démarche rigoureusement inverse. Il étire, lui, la pause de l'appareil pour rassembler tout le mouvement dans un même cliché. Dans sa quête du mouvement, Yoshi Omori ralentit le temps par le traitement de ces instantanés, plus proche des méthodes millénaires de la lithographie et de la calligraphie que de la photographie. Pas de pinceau Fudé, chez Yoshi Omori, c'est le corps du danseur qui décrit l'espace en mouvement. Sa collaboration avec Carolyn Carlson Yoshi Omori fait de la photographie comme de la peinture. Il a ancré cette démarche dans l'univers de la danse. Il transpose le corps des danseurs, Kader Belarbi, le Ballet de l'Opéra de Paris, la Compagnie de Pina Bausch ou celle de Carolyn Carlson, dans une calligraphie mouvementée qui révèle a posteriori la chorégraphie. Avec Carolyn Carlson, une véritable complicité s'est nouée : «J'assiste à la naissance de la chorégraphie, et je photographie toutes les étapes de la création. Ce sont mes répétitions, qui me permettent de faire corps avec la chorégraphie définitive». Ses photographies ont été utilisées pour l'affiche de Tigers in the tea house ou encore pour le premier événement du Centre Chorégraphique National Roubaix-Nord Pas de Calais au Musée La Piscine. Ces images sont aussi utilisées pour les articles consacrés à Carolyn Carlson, ses tournées, ses projets...dans la presse nationale et internationale. Une exposition a eu lieu en 2005 au Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas de Calais associant son regard photographique aux calligraphies de Carolyn Carlson. Collaborations avec Carolyn Carlson Tigers in the tea houseWritings on waterDuo avec Carolyn CarlsonExposition photographies et calligraphies
Expositions 1990 « Famille de la terre », Exposition Universelle à Osaka, Japon
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