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Marie-Gwenola

 

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Marie Gwenola Desurmont

en écho avec le monde


Les premiers mots sont clairs : « La danse, c’est comme une drogue ». La passion l’habite, vitale, avec beaucoup de sérénité, pour cette jeune fille qui va très bientôt passer le bac. Elle a réussi à allier les deux avec équilibre parce que justement la danse est « une bouffée d’air » et qu’elle s’y éclate. Elle va à l’école du CCN tous les jours, après ses cours. Et à la différence de ses camarades qui ont toute la soirée pour faire leurs devoirs, elle s’organise et résout ses exercices beaucoup plus vite, « avec l’esprit plus clair ». La danse a lui a apporté plus de rapidité et de mémoire, assure-t-elle.

Admise à P.A.R.T.S

Et une ouverture internationale incroyable car elle vient d’être admise à la prestigieuse école P.A.R.T.S. fondée par Anne-Teresa de Keersmaeker à Bruxelles. S’y sont formés les plus grands : parmi eux, Sidi Larbi Cherkaoui ou encore Akram Khan. Les auditions elles-mêmes étaient « géniales » dans une ambiance chaleureuse, solidaire, avec des personnes de toutes les nationalités. Cours de classique, contemporain, théâtre au programme. Quand elle a dû créer ses soli pour l’admission, Marie-Gwenola s’est demandé ce qu’elle voulait dire aux autres car la danse est avant tout un langage. Elle engage une réflexion « qui te met au cœur du monde, c’est là qu’on puise son inspiration. »

Les danseurs du CCN, "des artistes que j'admire
"
Ce goût du partage, elle l’a acquis beaucoup à l’école du CCN. L’une des richesses de la structure est d’amener très souvent ses élèves devant le public : spectacles de fin d’année mais aussi événements comme à l’occasion de l’arrivée de Carolyn Carlson à Roubaix qui avait donné lieu à une soirée chorégraphiée au Musée La Piscine. Le lien avec le Centre Chorégraphique National est très précieux : les danseurs de la compagnie font partie de son univers depuis qu’elle est petite. « Des artistes que j’admire. Ils m’ont aidée à me projeter, à rêver ». Dans une atmosphère rassurante, l’école étant pour elle un « deuxième cocon », grâce aux liens forts qui se sont tissés avec le groupe qui a partagé le même parcours pendant des années. La confiance des professeurs aussi l’a portée vers la réussite, elle qui n’a osé imaginer pouvoir en faire son métier que depuis à peine deux ou trois ans.  

Tout "sauf une vie plate"

A la danse, se sont ajoutées au fur et à mesure d’autres pratiques : dessin, sculpture, peinture qui ont aiguisé sa perception, son regard même si son premier amour semble être à l’origine de tout, de sa sensibilité en particulier. Certes, elle a une vie un peu différente de la plupart des jeunes de son âge mais elle préfère ça à « une vie plate ». Et confie : « sans la danse, je ne sais pas ce que je serais devenue ».

L’école du Centre Chorégraphique National
139 rue des Arts
F-59100 ROUBAIX
T +33 (0)3 20 03 00 50
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